[ART 4] Karma, Bitch!Prend 6 minutes de ta life à lire

darwin

Déjà, si tu crois dur comme fer au déterminisme, tu peux arrêter de me lire et aller te pendre direct. Je suis bien d’accord sur la nouvelle mode « la religion c’est caca », mais faut que tu gardes un chiffre en tête : tu avais une chance sur 4 trillions d’exister. Alors OK, c’est chaud, on va tous crever, mais putain fillette : une chance sur 4 milliards de milliards. Comparé à ça, le Loto de merde sur lequel repose ton seul espoir d’être heureuse un jour semble soudain une bonne blague, non ? La phrase « ne pas avoir de chance dans la vie » devient soudain une putain d’oxymore, non ?

Comme je l’évoquais dernièrement, l’idée du déterminisme est tentante, car elle te rend 1- exceptionnel (un mec s’est donné la peine d’écrire ton histoire un peu comme Fincher écrit pour Jodie Foster, swaaag) 2- responsable de rien (puisque t’as rien vraiment choisi et que t’es obligé de jouer dans le dernier Fincher Gone Girl même si c’est une grosse bouze et que t’es même pas Jodie Foster).

Et attention ! Le contraire du déterminisme, c’est pas le « hasard », les « coïncidences », les « accidents ». Non, non, non. Si t’as maté l’Effet Papillon ou plus récemment Margin Call, tu sais. Le contraire de la prédestination, c’est ce vieil idéal que t’as calé au fond de ton anus ya bien longtemps : le libre arbitre. Le pauvre gars, depuis qu’on se colle tous des procès au cul pour un rien « paski a bien un responsable, un coupable à tout bo-re-del» et qu’on croit ce que les pubs nous crachent, il tend carrément à disparaître. on va le voir bientôt, mais paraîtrait même qu’il a jamais existé.

Pourtant, il est bien utile quand tu gueules à ton mari « oh ça va, j’m’habille comme je veux, naaaan ?? »

Si personne n’a écrit ton futur à l’avance, alors qui ? Tes potes ? Ton CE ? Damien Saez ? Ton rabin ?

Bon, tu commences à voir où je veux t’amener : ça serait pas mieux que ce soit juste toi qui le fasses ? Que tu contrôles ta vie comme un grand ? Ah, jte vois froncer le sourcil en mode « nan mais bouffon, t’inquiète moi chfé ske jveux quand jveux ».

T’es bien certain de ça ?

Réfléchis deux minutes, en repensant à comment tu voulais être plus tard, quand t’étais gosse.

Fait ? Maintenant compare.

« Ah ouais attends mais j’avais pas prévu que la vie c’était aussi dur hein »

Excuse-moi ma caille, t’as raison, j’avais oublié que tu fais partie de ceux qu’ont pas de chance et qui galèrent. C’est vrai que d’avoir 1 changement de bus à faire tous les jours pour aller à la fac, c’est une bien noble raison de laisser tomber au bout de 2 mois.

Tiens, une corde.

Bon, le constat est pas fameux : ta vie est moisie ; ou pire, tu penses que ta vie est moisie, alors qu’en fait, bof, mais ça va. Dans ce cas, fais attention, ça va changer. Un vieux monsieur en costume l’a dit et répété toute sa vie ; il s’appelle Earl Nightingale (1921-1989), et il a pas dit que des conneries. Un petit résumé de ses plus grandes trouvailles ici, maintenant, tout de suite. Je t’en prie.

 1- « Tu deviens ce à quoi tu penses. » Ton cerveau, à la base, ne sélectionne pas les infos qui rentrent dans tes oreilles. Par contre, il les enregistre dans ta base de données, et cherche une correspondance. C’est son taf. Si tu entends telle info souvent, tu finis par croire que c’est vrai (c’est le principe de la propagande.) Donc, si pour l’école, t’as toujours été nul en maths (pasque 9/20, c’est nul), tu as internalisé ce truc : 1- comme un défaut, 2- comme un truc avec des conséquences : nul en maths = incapable de faire une addition = peut pas tenir un budget = pas foutu de faire des projets viables = reste dans ton canapé, c’est mieux. Accroche-toi aux 2-3 trucs que tu sais pas trop mal faire, et vivote grâce à eux. Et basta. Au lieu de rejeter l’idée même des maths, pourquoi ne pas simplement rejeter l’idée que t’es nul en maths ? Idée ambitieuse, mais idée quand même.

2- « Si un navire n’a pas de cap, il se perd dans l’océan. » Tu te demandes pourquoi ta vie, c’est les 3X8 ? 1/3 à ronfler, 1/3 à bosser pour payer tes 2 semaines de vacs, 1/3 avec tes vices et tes démons ? C’est qu’il te manque un cap. Un projet. N’importe quel projet. N’IMPORTE. QUEL. PROJET. Ton taf ne te définis pas. Ton couple, non plus. Ta garde robe, encore moins. Ce qui te définit, c’est ce que tu crées, et pour ça, tu dois savoir ce qui est tout en haut de ta shopping list. Donc, si ton projet c’est de gagner Des Chiffres & Des Lettres, bébé j’ai envie de dire : go for it. Et Earl de rajouter « agis comme s’il était impossible que tu échoues ». Sages paroles : en gros, prépare-toi à la réussite, au lieu de juste continuer à éviter l’échec. Et ce, quel que soit le sujet, MEME si t’as des doutes sur tes compétences. Feu Earl le disait comme ça : « arrête de penser à tes peurs ». C’est chaud, mais ça marche. C’est vrai que si t’as peur des vagues, t’as pas intérêt à mettre ta bicoque à l’eau, donc autant ne pas remater En Pleine Tempête avant, puisque de toutes manières, une bicoque est faite pour être mise à l’eau. Tu vois la logique ?

3- « Tout ce qui a de la valeur dans la vie, est gratuit.» Oui tu sais, les trucs de blaireaux, genre l’amitié, l’amour, la nature, la reconnaissance, le bonheur ? Pour le moment, ça doit te paraître bien moins important que ton MacBook et ta caisse assurée tous risques. Mais quand t’auras chopé ta pneumo finale, attaché au lit d’un C.H.U, incapable de faire quoi que ce soit d’autre que parler aux quelques personnes qui te feront l’honneur de venir te témoigner de l’affection: tu changeras d’avis. Donc, autant le faire de suite. Bonus : changer d’avis, c’est aussi gratuit.

Et n’oublions pas que Earl, c’est aussi une super série comique qui parle du karma et tout, et que je te conseille. Amicalement.karma earl

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