[ART 6] Ton moral VS ta moralePrend 9 minutes de ta life à lire

 

morale

 

Tu te souviens, je t’avais prévenue ya quelques temps, que cette fameuse claque t’aurait peut-être bien fait du bien sur le long terme ? Je m’explique.

Au temps jadis, bouffer plein de jambon et de fromage, c’était la classe. Ça voulait dire que t’avais assez de fric pour être gros. Désormais comme tu t’en doutes, c’est le contraire : seuls les riches sont maigres, par chez nous. Quelle ironie, hein ? Voici le deal. Tu as un libre arbitre (qui se déclenche pas de suite, n’oublie pas). Seul toi peux donc savoir si c’est cool d’être maigre ou rond. Pour t’aider dans ce choix difficile, je te rappelle juste que Jesus était tout squinch, et son pote Bouddha blindé de fat rolls, et les deux ont pourtant chopé grave. Conclusion 1: les deux sont cools.

Conclusion 2: le manichéisme, c’est de la merde en barre. Les concepts de Bien et de Mal, tu les intervertis comme tu veux, ils évoluent en plus tout seuls au gré de l’histoire. Tu captes pas ? Va redemander à un de ces mecs qu’ont gagné au Loto, tiens.

Car surprise ! Quel que soit l’événement qui vient perturber ta vie, qu’il soit connoté « cool » ou « caca », 3 mois après, tu retrouveras les mêmes constantes de bonheur. Tu vois, physiologiquement, le Bien et le Mal, ça n’existe pas : ton cerveau, de base, ne fait pas ce genre de jugement hâtif.

En vrai, ton cerveau est plus tranquille que toi dans sa tête. Ah merde, ok, quand même, ça va loin cette histoire.

Tu sais pourquoi tu tombes toujours malade quand t’es en vacances ? Pas au taf ? Facile : c’est souvent le seul moment où tu peux faire tomber  le masque social. J’explique. Quand ta boss-connasse te hurle dessus au taf, tu vas quand même pas te mettre à chialer devant elle, hein Maurice ? T’es pas une fiotte, te dis-tu. Pas question de craquer. Tu gardes bien toute cette tristesse au fond de toi, sous le tapis. Et toute cette misère accumulée, ça te refile un magnifique Buffer Overflow, ou en français (accroche-toi) : Dépassement de tampon, ou plus communément: un bon gros burn-out.

Mais ne te méprend pas, rien à voir avec les ragnagnas. Le burn-out, c’est quand ton cerveau, trop occupé à gérer en mode sans échec ta boss-connasse, refourgue la merde aux différents organes de ton corps. Un des plus souvent mobilisés, c’est ton système immunitaire, appelé par certains le « cerveau mobile ». Ça va le fragiliser, au point que quand t’as le temps de ressentir ce qu’il t’es arrivé, c’est déjà trop tard : ya bug, t’es faible, la première saloperie qui passe est pour toi : hop, la crève, le mal de dos, la migraine. C’est ton corps qui t’envoie des signaux pour te dire, en fait, d’arrêter de te faire traiter de tout par une connasse.

Mais l’écoutes-tu, ton corps, ou files-tu gober un Valium, ou te caler devant Secret Story, ou faire 2h de running, ou en allumer un bon gros verdoyant pour que la poussière ne dépasse surtout pas du tapis ?

Voilà.

C’est là que tu commences doucement à glisser vers l’enfer, et deux ans après, on te diagnostique une vraie grosse merde, genre cancer, mon préféré. Je vais te donner la définition la plus exacte du Mal, le vrai, le dur, le badass, celui avec les cornes et tout : le Mal, c’est ne pas écouter ses besoins, et par effet domino, ceux d’autrui.

Bébé, tu le sais désormais : les autres, ceux qui peuplent ta bulle, ne sont que des miroirs, des versions alternatives de toi-même. Du coup, si tu n’écoutes pas ta ptite voix intérieure, ça va vite devenir bien crade. Tu vas commencer par te mentir à toi-même pour refouler les caractéristiques négatives que tu vois chez toi (« c’est bon, chuis pas un boloss, je chiale pas devant une femme »). Et ça c’est hyper grave, parce que petit à petit, ça peuple ta vie de démons qui viendront tôt ou tard te tirer les tifs. Ils viendront te faire chier, car tu joues avec des cartes qui ne sont pas en adéquation avec la réalité. Quelle réalité, me demanderas-tu ? Je te prends pas du tout pour une fillette, mon ange, mais n’importe quel humain serait dégoûté si sa boss, même une femme oui, lui gueulait dessus pour rien. C’est pas être faible ; c’est jute un fait. Mais on t’a tellement appris à retenir tes larmes pour montrer que t’es hyper fort que tu gardes tout dans ton tampon. Jusqu’à ce que ça explose, et que tu te mettes à brailler sur tes mômes en conséquence. Tu piges ? Quand tu coupes la communication avec ton corps, tu coupes contact avec la Terre aussi, ce qui fait grandement baisser ton niveau d’empathie ; et ça, c’est hyper ballot car ça peut te rendre psychopathe.

Donc on peut affiner notre définition : le Mal, c’est juste un manque de communication, un mauvais usage du logos, un éloignement de la vérité. Quelle vérité, encore ? Tu oses me reposer la question, ducon, Bah, la tienne. Juste la tienne. Oui je sais, ça fiche le tournis.

Voilà pourquoi la validation externe, cette catin sauvage, est tout simplement inutile, et à fortiori, dangereuse. Seule la validation interne compte, par rapport à tes propres valeurs et aptitudes. Si t’es certain de bien avoir fait ton taf, mais que ta boss (ou ton père, par extension) te hurle quand même dessus, c’est que le problème ne vient pas de toi, mais de celui qui gueule. Tu n’es donc pas obligé de subir. Déjà qu’on t’a rabâché comment tu devais être, agir et penser depuis que t’es né, alors si en grandissant tu continues à tout le temps te demander si ske tu fais est bien par rapport aux autres, t’es pas sorti. Donc, arrête ça de suite. Sinon, cancer, t’as compris ?! Et sans aller jusque là, déjà, tu ne vivras pas vraiment ta vie, et rien que ce fait-là pue grave du rectum, en soi.

On pense à tort que le bien et le mal nous tombent dessus, qu’on a juste de la chance ou pas. En vrai, on devrait les choisir, l’un comme l’autre, et les assumer tout aussi également.

Pour comprendre, t’as juste à relire ce texte fondateur de Jean-Paul Sartre et arrêter de faire chier. Bon allez chuis sympa, je te mets vite fait le résumé en image : sartre existentialisme humanisme

Par contre, aide-moi sur ce problème : Pourquoi t’es jouasse que quand on te fait un compliment ? pourquoi dès qu’on te fait une critique « négative », tu pètes un câble, et pars en crise d’égo à essayer de dire que c’est pas ta faute, et que yavait telle et telle circonstance, que bon n’importe qui aurait agi de même, etc ? Tu vois pas une grosse connerie dans ton système ?

On se calme. Je t’ai bien dit de déculpabiliser par rapport à tes actions passées. C’est très sérieux cette affaire-là, alors écoute-moi. Si ta validation interne ne valide que des critiques envers toi-même, tu vas vite finir par te pendre. Ou pire, tu vas finir par aller pendre quelqu’un qui ne t’aura rien fait, sous l’emprise de la fameuse attribution causale (c’est la base chez les narcissiques.) L’idéologie manichéiste est très dangereuse, car elle te rend rigide et prédictible. Est-ce que le ying et le yang sont connotés négativement et positivement, eux ? Je ne crois pas.

Alors pose-toi une question simple : « qui deviendrais-tu si tu te jugeais positivement ? »

Si par malheur t’as fait cocu ton premier mari : sur quel principe immuable, sur quelle obligation schématique de mes couilles, vas-tu fatalement tromper le second ? sur quelle base tangible formes-tu cette impression bizarre que t’es condamnée à le refaire, que t’es « qu’une salope, de toutes façons ? » juste pasque ça t’es arrivé une fois, dans ton passé ? Pour t’aider, je vais te sortir une phrase qui veut rien dire, et bon courage avec ça, tu m’en diras des nouvelles : « l’illusion n’existe que tant qu’elle n’a pas été investiguée ». Na.

Les laxistes soi-disant zen -qui croient tous en la réincarnation- peuvent se dire qu’ils auront bien la vie d’après pour rattraper le coup et gérer mieux leurs démons, OK. Pas faux. Mais pourquoi pas le faire dès maintenant, alors ? C’est plutôt logique…et faisable. Tu fais sûrement partie (coucou collègue !) de ceux qui hurlent à qui veut les entendre, que la tromperie : très peu pour eux ; tout en omettant d’admettre que bon, ça leur est déjà arrivé de filer un coup de cutter dans un contrat ? Nan ? T’emballe pas, t’es pas chez le JAF, tout va bien. De plus, jvais te dire : tout ça est parfaitement normal : ce qui te définit est, en premier lieu, ce que tu penses vraiment de toi. Ensuite vient la totalité de tous tes actes. Donc une ou deux conneries ne font pas de toi un DSK. Comme on dit, poto, l’erreur est humaine. Et t’as beau te prendre pour Dieu, crois-moi, pour le moment, t’es juste un humain. Si ; si.

A partir de, disons, 27 sur toute une vie, là, faudra penser à te poser deux trois questions sur tes réels besoins, quand tu marineras au fond d’un lac en feu dans la vallée des oooombres (à dire avec une voix bien flippante et les yeux globuleux).

Ou même avant, quand ton doc se mettra à tirer la gueule en regardant tes dernières analyses.

Donc, arrête de te faire du mal tout seul, en ne cherchant que le plaisir à court terme, au détriment de ton bonheur à long terme. Et comme le disait le gros Bouddha, il n’y a que trois choses qui ne restent pas cachées bien longtemps : la lune, le soleil, et la vérité.

Ici, le tuto pour la trouver tranquillos.

bien et mal

Facebook Comments
 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*