[ART11] Oh mon Dieu.Prend 10 minutes de ta life à lire

vita contemplativa

Ahhh, les croyances. Tout un programme. Yen a qui pensent que quand on meurt, on meurt ; d’autres qu’on se réincarne à l’infini. Mais pourquoi chercher à faire compliqué quand on peut faire simple ? La solusse est là : au fond, toi-même tu sais.

Athée, bouddhiste, Chrétien, Juif, etc. Ya des milliers de religions dans le monde. Mais qui a raison dans tout ce bordel ? Depuis que t’as maté Prometheus (je te chie sur la gueule pour avoir aimé ce film qui n’a RIEN à voir avec les vrais Alien, au passage) t’as quelques doutes : et si on descendait d’une race extraterrestre comme le pensent les scientologues et les conspirationnistes illuminatis ? Pasqu’il faut bien avouer ma chère cousine, ton bon vieux Yahvé barbu n’a plus trop la cote : comme disait Nietzsche : « God is dead » (il ne parlait malheureusement pas de son gode en latex => paix à ton âme quand même, man. On t’en veut pas.).

Mais c’est qui, Dieu, d’abord ? C’est qui qu’est à la base de ta création, de ton environnement, et à fortiori, de tous tes problèmes? Qui a merdé sérieusement ici ? Comment l’identifier, le choper et lui faire manger ses dents ?

pourquoi

Le souci petit, c’est que ton cerveau ne pourrait pas appréhender correctement la réponse, même si on te l’expliquait avec un PowerPoint. Alors, l’œuf ou la poule, toussa… moi je fais pas dans les maths, alors dépatouille-toi avec les liens si le concept de comment on est arrivé là te fait bander. Ce qui est certain, c’est que toutes les religions (scientifique y compris) ont à peu près le même but : trouver qu’est-ce qu’on fout là putain. Donc on va partir sur cette base, ok ? Pour ce faire, je t’invite à relire ce ptit texte fondateur de Pascou, afin de te remettre bien dans l’ambiance du jour.

Et puisque tu t’es foutu de ma tronche et n’a rien lu, voici le résumé en image :

pascal infini

OK. Maintenant que t’es chaud(e), on va pouvoir envoyer du steak. Accroche-toi ma poule, ça gaze sévère : il semblerait bien, selon une version à la mode, qu’on soit des particules divines incarnées sur Terre suite à l’idée folle de séparation d’avec Dieu, que le Christ* aurait eu (selon Closer) ya très très longtemps (mais le temps n’existe pas, donc bon.). Malheureusement, le Christ n’étant pas du tout distinct de Dieu le père mais juste son extension, sa toute-puissance même en pensée a forcé la création du monde soi-disant physique afin de prouver qu’en fait, bah que dalle, on est tous confortablement installés en Dieu, à travers Dieu et autour de Dieu, et ce depuis le début de nos 16000 vies, qui ne sont en fait que des rêves consécutifs jusqu’à ce qu’on capte qu’on vit dans une simple pensée divine, et que BIM, on n’aie pu besoin d’être réincarné et qu’on squatte le Paradis en mode projet X forever and ever. (*) Le vrai prénom de cet individu a été changé pour lui éviter d’éventuelles représailles.

Ça c’est pour la version chéper. Tu suis ?

Non ? C’est normal. Macdo, Zara et TPMP t’ont rendu un poil teubé, je t’en veux pas. Plus simplement, ce texte fondateur de Pascou t’explique les limites de ton ptit cervelet : en fait, quel que soit ton degré d’études supérieures, il te manquera toujours une case. Et c’est justement cette case-là avec laquelle tu dois bosser pour te réveiller, si tel est ton but -lévitatiooooon, ma couille.

On va dont causer du Vide Sacré, dont les préambules seraient à la fois « La seule chose que tu dois savoir, c’est que tu ne sais rien » (Socrate) et « connais toi toi-même ». Repris dans différentes versions par Tara Brach et Mooji, qui eux parlent de « la Pause Sacrée » ou « la Présence Sacrée », ce précepte immuable va te faire aller très très loin. Jusqu’à Dieu, en fait. Attention encore, je te parle pas du tout du barbichu tout maigre cloué sur sa croix en bois Ikea ni autre avatar à la con.

Pasqu’il faut que tu comprennes un truc : tu n’as pas besoin de religion pour kiffer la vaïbz, à la fin. Tout le matos est déjà en toi. Mais non, ne regarde pas dans ton anus, jte dis que rien n’est réel, putain, même ton anus. Le matos, c’est tes connexions neuronales, l’électricité qui te traverse, les énergies, toussa. Je te dis pas de croire aux fantômes, mais juste « d’en avoir peur un instant, au cas où ils existent » (Marquise du Deffand). En fait, c’est encore mieux : TU es le matos. Rien que ça.

Tu es la pièce dans laquelle danse la poussière.

Tu es l’océan sur lequel s’agitent les vagues.

Tu es le ciel au travers duquel passent les nuages.

Tu es l’écran sur lequel le film de la vie se joue.

Tu es la terre qui se couvre d’arbres, de neige ou de feu selon les saisons.

Tu es le silence à l’intérieur duquel apparaissent et disparaissent les sons.

Poésie, quand tu nous tiens.

Le souci, comme l’explique Pascou, c’est que t’as tendance à t’identifier au particulier, la poussière la vague le nuage le film, alors que c’est comme en conduite : plus tu vois large, plus ton regard est mobile, moins tu risques de tanker un nain. C’est normal de focaliser ta vison et ton attention, chéri : tu es « emprisonné » dans un corps qui a lui-même ses limites. Mais bon. Ya quoi au delà de ton corps, de ta vision ? L’immensité. L’infini. En bref, ton être ne peut, finalement, ni être analysé, ni compris, ni conçu. Pourquoi ? Tu oses me reposer la question ? PASQUE TOUT CHANGE TOUT LE TEMPS, blairotte. Ton être physique et mental évolue dans l’instant et change constamment (tes cheveux vont changer de couleur un jour, par exemple). Par contre, ton être spirituel est sans forme, sans caractéristiques : c’est le vide sacré, le néant, le rien et le tout à la fois.

life love nothing

Ça fait bien peur de reconnaître que tu n’es rien ; et pourtant, c’est la clé ultime. Les caractéristiques sont le jeu de l’ego, qui te divertissent de ton accès direct au paradis : ta personnalité, tes échecs et réussites, tes désirs : tout ça n’est qu’un costume dont tu revêts ton âme, qui elle, n’en a rien à branler de toutes ces conneries. D’où le concept d’inconscience développé par Eckhart Tolle. C’est quoi, l’inconscience ? C’est pas juste quand t’as 3 grammes dans chaque bras. Pas que. L’inconscience est ce que tu vis au quotidien : par exemple, quand tu as mal, c’est seulement l’idée de toi-même que tu projettes qui semble souffrir. Seulement, t’es trop habitué à ton corps pour comprendre ce que je viens d’écrire. Dommage. Cela fait partie de ton conditionnement, dont voici une chouette définition : Le conditionnement, c’est le « je » créé par la force psychologique (l’ego-esprit) qui se sert du passé et du futur pour prendre forme et survivre à travers toi. Imagine un peu si Dieu avait un corps, un passé, une famille? La looose.

dieu
Son père en fait c’était Rousseau ou quoi?

Alors ok. T’en es toujours là, à te demander où je vais. Posons quelques questions de base pour que tu décolles vraiment.

1- C’est quoi et où « maintenant » ? Mate large, tourne la tête, et regarde derrière les murs. Une fois passé Mars, tu peux passer à la question 2.

2- Eskya un début à « maintenant » ? N’essaye pas de comprendre, répond à l’instinct. Et eskya une fin à « maintenant » ? Azy, essaie de vraiment en trouver une, juste pour rire.

3- Où eske ta conscience de « maintenant » s’arrête et « maintenant » commence ? C’est à dire le moment où tu réfléchis pour trouver une réponse à la question, et le moment en lui-même.

Tu te sens con, hein ? Et là tu te rends compte qu’en fait, conscience = maintenant = être. Mathématique, mon cher Watson.

Pour aller plus loin, je te propose la « awe therapy » (t’aimes bien les thérapies puisque tu vas consulter deux fois par mois pour essayer de capter pourquoi ton frangin t’a piqué ton doudou préféré ya 57 ans, non ? Continue à lire.) Pour les non anglicistes : « awe » est un mélange subtil de peur et d’émerveillement. C’est ce que tu ressens quand : tu vas jouir, tu regardes un tableau de maître, tu sautes en parachute, tu donnes naissance à un gosse, tu retrouves en rêvant un objet que tu croyais perdu à tout jamais, tu retombes par hasard sur un pote à l’autre bout du monde, etc.

Dans ces courts instants, tu te rends compte qu’il y a autre chose dans tout ce schmilblick : ce monde constamment changeant, est en fait sous-tendu par un monde immuable que rien ne peut affecter (celui des Anges/codes binaires/Papa Noël/Reptiliens selon ta religion de base). Putain y a trop de suspens sur ce blog, t’es pas loin de la crise cardiaque, je sais. Et oui ! Tout peut en fait s’expliquer mathématiquement, même ta conscience. Mais ça n’est juste pas ton biz de le faire. Ton biz, tu le sais désormais, c’est d’observer, de prendre ton temps, et de t’écouter vivre. Y a que ça de vrai, ma poulette. T’auras beau chier des bulles, tu n’arriveras pas plus loin que les 9000 précédentes générations de gens : dans une tombe. Alors au lieu d’attendre gentiment la mort devant Facebook, pourquoi tu te sortirais pas les doigts du cul et irais crever un peu, avant l’échéance fatale?

Alors tu vas me dire : euh, bof, va donc te faire enculer.

Tu as bien raison de réagir, l’ami.

Pourtant, la mort, c’est « very nice » : « La mort te dépouille de ce qui n’est pas toi ». Tous ces jugements sur tes caractéristiques, tes envies, tes jalousies, tes traumas : balayés lors de ton dernier souffle.

Donc, le but du jeu dans cette vie, le vrai le seul, c’est de t’aimer d’abord. Et t’aimer, c’est juste d’élargir ta vision : si tu penses être une ptite merde d’humain cantonnée à un corps et à des heures de taf à faire, tu n’iras pas loin. Si par contre tu étends ta conception de toi-même au delà de ton nom, d’où tu habites, de ton taf, de tes gosses, de ta marque de t-shirt préférée, alors tu as des chances de toucher au saint Graal, j’ai nommé le Nirvana, la tranquilitude extrême. Et ça, tu le touches en comprenant que TU es ce truc immuable et sans forme, ce truc que rien ne peut altérer ni détruire, et qui est la base de toute création. Car oui, Dieu, c’est toi : ça a toujours été toi. Tada.

Pas si compliqué, si? Bah non. Bah si, pasque quelque part, faut avoir la foi, puisque rien de tout ça n’est prouvé. Alors je te mets la définition d’Alan Watts et démerde-toi : « l’attitude de foi est de lâcher prise et de s’ouvrir à la vérité, quelle qu’elle s’avère être ». Bref, ne crois pas aveuglément ton rabbin, prêtre ou gourou des Internets : laisse ton ego les croire pour se rassurer, et fais ton taf de ton côté vers le néant, vers cette présence vide et si entière à la fois. Car rien ne peut exister sans le néant.

Ya pas de poussière sans pièce dans laquelle danser.

Ya pas de vague sans océan pour s’y former.

Ya pas de nuages sans ciel pour évoluer dedans.

Ya pas de film sans écran pour s’y projeter.

Ya pas d’arbre qui pousse, de neige qui tombe ni de feu qui rugit sans terre.

Ya pas de bruit sans le silence pour y naître.

Et surtout, ya pas la vie sans la mort. Et vice versa. Rappelle-toi bien de ça.

mort

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