[ART12] Ah bon, tu crois?Prend 10 minutes de ta life à lire

fin-des-croyances-aveuglesBon, ça va ? Ton été, bien ? T’as zébron ? Bien. Je m’en branle, en fait. Aujourd’hui, on va tripper sec et reprendre à peu près l’intégralité du site en un seul article, Tu m’en crois pas cap’ ?

Je te résume le début: 1- C’est ces enculés d’adultes avec leur propre corps de souffrance qui t’ont inculqué « ta » personnalité. 2- A 2 ans t’as commencé ta recherche du « qui/que suis-je? » avec la phase du « non ». 3- Ado, t’as testé plein de trucs -et j’espère que tu t’es bien amusé. 4-  Le souci, c’est qu’au terme de cette période boutonneuse, tu as fait le choix de t’enfermer dans un « moi » rigidifié, toujours pour la même raison : te rassurer, avoir une base stable. Sauf que… rien n’est stable, pas même la terre sur laquelle on marche.

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« Pour que les choses se révèlent à nous, nous devons être prêts à abandonner nos conceptions à leur égard » Dixit un mec avec un nom chelou.

 

Donc, tu t’es mis à rechercher la Vérité, une sorte de code immuable qui sauverait ton âme et si possible, ton corps charnel par la même occasion. Bien tenté, poulette. Et surtout, bienvenue dans le Samsara, la grande roue du monde, le délire qui te rend guedin, et qui donne naissance à tant de gens qui se font une thune folle sur tes angoisses existentielles. Spoiler: en fait bah, ya une multitude de vérités, avec lesquelles tu vas résonner ou pas selon ta situation (fréquence vibratoire comme diraient les new-age). Voilà, tu peux fermer la fenêtre de ton navigateur si tu le souhaites. Et sur quoi se base toute la philosophie du « moi j’ai raison et toi t’as tort », berceau de tant de guerres de religions et repas de famille qui se terminent dans le sang ? Le manichéisme ! Bien ouej, assidue lectrice. La notion du bien et du mal, que les politicos adorent mettre en avant pour que tu votes pour eux.

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Faut avouer qu’on est quand même un tout petit peu cons.

Et si ça marche du tonnerre en politique, imagine un peu la merde qu’on peut t’insérer dans le ciboulot en matière de trucs intangibles qu’on ne peut pas vérifier scientifiquement, genre l’existence d’un Dieu-créateur, le karma, la vie après la mort et toussa ? Mark Manson parle de « super croyances » (in english) pour qualifier les concepts contre lesquels on ne peut pas arguer, puisque totalement soumis à la subjectivité de chacun, et à la fois contredisibles à coup de syllogismes par à peu près n’importe quel débilos. Le truc ma belle, c’est que la réponse à ces pérégrinations mentales, t’en fais pas, tu l’auras bien assez tôt, mais faut attendre de vivre une NDE pour ça.

Pourtant, comme d’hab’, l’idée de crever ne te plaît toujours pas tip-top.

Mais sois sérieux deux seconde et demande toi: quel impact aurait ta mort à l’échelle de l’univers ? Azy réfléchis pas trop , tu vas bader sec. Quelques chiffres pour t’aider à te sentir tout petit ? Bon. Sache qu’avant toi, ya eu plus de 9000 générations de gens, ce qui totalise… 100 milliards de quidams (qui d’âme, oserais-je avancer). Comparé au nombre de galaxies ou d’étoiles dans notre mini-galaxie ? 100 à 400 milliards. Donc en vrai, ya peut-être bien eu autant (ou un quart selon les calculs) de gens que de GALAXIES. Badassimo. Tu comprends vite que ta mort ne changerait pas grand chose au schmilblick. Du coup, autre question : keske ça pourrait bien foutre à l’univers que TOUS les humains crèvent ? Bah, d’apres cette vidéo, déjà, la Terre irait mieux. En tout cas personne ne pleurerait notre perte, si ? Bon. Maintenant, keski se passerait si l’Univers disparaissait ? Bon, ça ferait peut être un ptit vite tellurique et donc quelques galaxies se rentreraient gentiment dedans (ce qui est de toute façon en train de se passer pour la notre puisqu’on file à 300 000 km/h vers Andromède qu’on va percuter dans 3 milliards d’années -sachant que l’humanité n’a que 200 000 ans, ça nous laisse quand même pas mal de temps de devenir des robots immortels, cool). Et après ? Et si la Réalité disparaissait ? Si yavait rien de chez rien, que dalle, nada ? Même réponse : boarf / osef / balek, on serait pas là pour chialer.

Putain keske ça détend le slip ce genre d’idées, non ? C’est un peu ce que décrit Armelle Six, pour qui la Vie est tout simplement sans aucune espèce de but de quelque ordre.

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« On est seulement là pour pas longtemps. Et tant que je suis là, je veux me permettre la Joie. Alors fuck it » Amy dans le film de ouf Her.

Et si c’était ça, l’illumination ? Allons plus loin juste pour être certaines, les chéries.

Forcément, ya un truc qui résiste dans ton esprit en me lisant, un truc qui dit « ouais mais bon, le monde c’est un peu le bordel, faut remettre de l’ordre avant de se barrer, nan ?  Et puis j’ai moultes factures à payer, quoi. »

D’accord.

Et en quoi le fait que le monde soit bordélique et que la CAF te courre au cul pour un trop-perçu est un problème ? Réfléchis à ça deux secondes. Ça te file une mononucléose direct ? Non. Par contre penser ça, ça peut te filer une mono. NUANCE. Je te rappelle en passant que plus de 30% des guérisons se produisent par effet Placébo. Conclusion: « Ce ne sont pas tant les choses qui nous font mal, mais le commentaire qu’on s’en fait », disait Epictete. En fait, si tu décides de ne pas labelliser les événements qui te tombent dessus, tu va finir par atteindre… la joie. Tu vas doucement arrêter de détester les gens qui gagnent plus que toi, ou culpabiliser pasque t’as gueulé sur ton gosse, tout simplement pasque t’auras compris que CE QUI EST, EST. Point barre.

Tu te souviens du mythe de Sisyphe ? Bah, tu dois devenir ce gars-là. Tu es un humain (mate dans un miroir si jamais t’avais un doute). Les humains se prennent le chou sur les questions existentielles depuis 200 000 ans. Crois-moi (lol), si un gars avait trouvé THE solution, on le saurait. En fait, yen a plein qui l’ont, c’est juste que tu les prends pour des hippies à la con et ne les écoute pas. C’est pas grave en soi, car que tu le veuilles ou non, t’es sur le chemin de l’illumination comme tout un chacun. Tu n’as ni tort ni raison, et c’est pareil pour le voisin. Et quand bien même le gars était « libéré de son labeur éternel » et partait vers un autre monde peuplé de milfs en chaleur, tu crois pas qu’il se ferait un peu chier, au bout d’un moment ?

"Rappelle-toi bien que le miel n'est pas vraiment le miel sans le vinaigre"
« Rappelle-toi bien que le miel n’est pas vraiment le miel sans le vinaigre »

Paske oui coco, toi et Sysiphou, vous faites l’expérience de la séparation, en tant qu’êtres humains, j’entends. Et la séparation, c’est effectivement le bien et le mal, mais pas comme valeurs de base existant DEJA dans l’univers, mais comme concepts avec lesquels ton mental joue (pas la joue ou tu claques une bise hein, joue du verbe jouer).

Alors, ça te fait bader ce délire, ou ça te plaît ? Paskia un truc aussi, c’est que t’es pas obligé de devenir un moine tibétain sans goût ni envies, tsé. Tout humain a des besoins et des trucs qui lui plaisent ou non, donc déculpabilises de suite si ce que tu lis ne te plaît pas, par exemple. Le tout, comme le répète Isabelle Padovani, c’est de JOUER. Le jeu, le rire, la poilade, rien prendre au sérieux. Tes démons ne te quitteront pas, sois-en certain. En tout cas pas tant que tu te fourreras la tronche sous la couette pour pas avoir à les affronter. Alors que la solution est si simple -et fun:

innerdemon2De plus, si jamais tu crois à l’âme unique et toussa : sache que ces préférences ne viennent pas forcément de toi. Ha. Sans vouloir te brusquer, faut que tu captes aussi que statistiquement, tu es composé de 10% de cellules, les autres 90% étant… des bactéries. Et si t’as lu Pascal sur l’infiniment petit, tu fais vite le lien, génie : ces bactéries ont très certainement, même si elles communiquent pas directement avec toi, des envies, une conscience, des emmerdes, qui influencent et ton métabolisme, et tes pensées. Tu n’es donc pas un « individu » (pas divisé en plein de trucs), mais plutôt un organisme, c.a.d un truc composé de milliards de milliards de trucs (un peu comme l’univers, donc). Conclusion : ton adoré libre arbitre, en vrai, tu peux te le foutre au cul. Définition de « métabolisme » wikipédia: On appelle « métabolisme » l’ensemble des échanges de matière et d’énergie effectués par un être vivant avec son milieu.

La seule chose qui soit un tant soit-peu à toi est ta conscience d’être vivant. Tout le reste, laisse-le donc aux gourous, enseignants spirituels et coachs personnels, si tu veux bien. Demande-toi qui tu serais sans identité, passé, taf, mifa, diplômes, genre? Bah, un être vivant, qui respire, qui mange, qui chie, qui baise, qui pense.

Si une soi-disant Vérité ne résonne pas en toi, cherche pas plus loin et retourne à tes occupations. Chais-pu-qui a dit « c’est le désir qui vous prive de ce que vous désirez » ; ce qui ne veut pas dire que tu ne dois plus avoir d’envies, non non, ni même l’envie de ne plus chercher ta place dans le grand ordre des choses; mais t’acharner en mode obsessionnel sur un truc ne fera qu’empirer ta résistance à ce qui est, et ça, c’est une autre définition de l’enfer. Si t’es pas prêt à devenir un yogi méditatif plus plus, si tu crises toujours quand ton ordi plante, si tu chouines toujours quand t’as pas des likes sur tes photos, bah c’est pas grave. Continue à faire ske tu fais, à être ske tu es, paske 1-t’as pas trop le choix, en vrai, car comme le dit Schopenhauer, « Un homme peut faire ce qu’il veut, mais pas vouloir ce qu’il veut« .  2-essayer de contrer l’évidence ne t’apportera que souffrance. Et t’inquiète pas, un jour viendra dans cette vie ou une autre, ou tu te zénifieras la gueule sans même le vouloir, 3-accepter tes émotions te mettra dans une sorte de flow béat et tu accepteras mieux d’être pelé vivant par la life comme dans Martyrs (spoiler).

Si tu te sens d’aller plus loin, il faut savoir que tu devras aussi, à terme :

  • Tuer l’observateur : ya le gars qui pense, celui qui constate et juge la pensée, et le mastermind qui observe tout ça d’en haut, tu le sais. Même ce big boss, faudra le buter à la fin. Patience.
  • Accepter joie et peine de manière indifférenciée : c’est ce que propose Matt Licata sur son facebook (in english), t’expliquant que le malheur, c’est pas si pire (oui, oui, fais pas du boudin. Enfin si, fais-en. Car c’est bon, le boudin.).
  • Mourir avant de mourir : c’est à dire tuer ton mental, ta certitude d’être « toi » (genre, mais t’es qui, au fait?) et ainsi, peut-être, ne pas avoir de regrets à la con la veille de ta vraie mort.
  • Choisir et assumer. Je cite ici mon amie Anne qui a défaut d’être une gourou, a une trouille folle de la mort « les conséquences de mes choix, je m’en occuperai quand elles arriveront ». En attendant, kiffe ton choix pleinement. pasken fait, c’est même pas le tien mais celui de l’Univers.
  • Comprendre que tout est interconnecté. C’est la base qui te fait voir que la vie et la mort ne sont que les deux facettes d’une même chose : l’existence. Relis des passages sur la physique quantique au besoin.

Voilà, t’es (presque) fin prêt. Va jouer maintenant. Et n’oublie pas:

Sois juste pas un enculé
Sois juste pas un enculé
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