[CLE 7] Crise du mental: kit de surviePrend 8 minutes de ta life à lire

MAN ON TIGHT ROPE OF DEMONS HORNS
A priori, c’est mal barré.

Elle est plus forte que toi, la crise, na na na na na na naaaaa. En tout cas quand elle arrive, elle te met le doute, la claque, le stress, la gerbe. Et pourtant, quelle que soit sa forme, tu peux la faire disjoncter rapidement. Comment ?

En gros, il faut que tes données respiratoires et circulatoires redeviennent normales. Quand tu bades, que ce soit en mode dépressif ou vénère, ton sang et donc ton oxygène vont tous se regrouper aux mêmes endroits de ton corps, ce qui crée un déséquilibre. Quand t’es anxieux, tout va aller dans le cerveau et le ventre ; quand tu pètes une pile, ça va se diriger vers tes membres, les mains, pieds et visage, pour être prêt à te battre. Le mieux, c’est que tout soit régulier. Voici la liste de ce qui fonctionne instantanément. C’est con, mais ça marche, et sur le moment, on y pense pas toujours :

  1. RESPIRE : tu as deux choix ici. La respiration ventrale classique : 5 secondes tu respires, 5 secondes tu expires. Il te faut pas bac +2 pour comprendre ça. Tu fais ça environ 2 minutes. Si t’as du mal à te concentrer, ya encore plus rapide. J’en ai djà causé vaguement, la respiration en 4/7/8. Respire à fond 4 secondes, retiens ton souffle 7 secondes, expire totalement (jusqu’à rentrer les abdos s’il le faut) 8 secondes. T’auras un poil la tête qui tourne mais ça va te faire reprendre tes esprits.
  2. PRENDS UNE DOUCHE, ou nage si t’as une piscine, un océan ou une rivière à portée de main. Le corps étant composé en majorité d’eau, c’est un peu un retour aux sources naturel le truc. Juste t’asperger le visage est déjà un bon début. Mais évite de le faire avec quelque chose d’autre que de l’eau. Genre pas avec ton pipi par exemple, même si t’aimes ça habituellement, car le pipi contient plein de toxines. Je dis ça, je dis rien.
  3. MANGE UN FRUIT : surtout kiwi ou orange, bien vitaminé quoi. Même quand t’es vénère : c’est que ton cerveau n’a pas les ressources nécessaires pour réfléchir correctement à l’aide du cortex préfrontal et gère tout en interne au niveau du primitif. Donc, tu lui donnes un ptit boostant, et hop, tu arrives à faire la part des choses.
  4. METS la zic la plus trippante que tu connaisses, et danse comme un benêt tous volets fermés. Pousse tes meubles pour avoir plus d’espace et ferme les yeux. Tu vas bien te prendre une ou deux taules durant le processus, mais quand la chanson s’arrêtera, sans comprendre comment, tu souriras, quelle que soit ta situation initiale merdique, et tu arriveras à voir les choses sous un angle plus positif.
  5. BOIS. De l’eau, hein. 50cl, et à petites gorgées, pas comme un soiffard. Doucement. La bouteille sera pleine de buée à la fin, et dans la buée ya quoi ? Tes toxines, les mêmes qui empêchent les neurotransmetteurs de ton cerveau de faire un taf correct et te faire prendre les bonnes décisions. Bonus : pour ceux qui arrêtent la malbouffe et la clope, on dit que c’est le remède naturel à une crise de manque.
  6. MARRE-TOI. T’as bien une video, un sketch qui te fait à chaque fois pisser de rire ? C’est le moment de la mater. Le rire te fera à la fois expulser les toxines et respirer mieux, donc cool. Si t’as pas d’idée de vidéo tordantes, voici celle qui en ce moment fonctionne chez moi.
  7. SERS-TOI DE TES MAINS : ménage, cuisine, bricolage, tuning, arroser les plantes, enfiler des perles, tout ça marche très bien.
  8. ECRIS sur un papier tout ce qui va pas. Avec moult adjectifs et détails, surtout, pas un truc générique genre « jme sens pas bien bordel ». Personne ne lira ce papier, même pas toi, tu peux donc te lâcher sévèrement. Et brûler le truc à la fin.
  9. MASSE-TOI : le crâne, la nuque, les mains, les chevilles et les pieds. Doucement. Avec tendresse. En n’oubliant aucun endroit.
  10. LEVE LES JAMBES : en mode poirier ou chandelle, osef, les deux sont cool. En moment de crise, tsé, le sang va pas là où il faut. Donc tout ramener mécaniquement, à l’aide de la gravité, vers le ventre va faire que tes globules rouges, et donc ton O2, vont être re-dispatchés un peu anarchiquement vers le haut du corps. T’auras donc plus la tête à bader, si ton cerveau s’occupe de gérer un afflux court mais massif de matière.
  11. REGARDE : un point fixe. Soit tu te mets en face d’un mur blanc et t’y mets une punaise, soit tu regardes ton doigt et tu fais des allers-retours avec tout en le suivant du regard. Ça c’est pour faire le vide total.
  12. SILENCE : coupe tout. Écrans, musique. Mais non, pas tes veines, idiot ! Il te faut du calme. Beaucoup de calme. Là, juste tu te tais. Tu laisses tes pensées aller et venir sans t’y attarder, tu écoutes le rythme de ta respiration seulement, tu te concentres que là-dessus.
  13. CHANTE : Chante, la vie chante, comme si tu allais mourir demain. Rien de mieux que chanter pour se refocaliser, respirer mieux, et se laisser aller. Fuck tes voisins, s’ils t’entendent, ça leur fera les pieds, et aussi bien, ça leur fera du bien de t’entendre. Lâche-toi ma poule.
  14. CHOISIS : délimite 30 minutes de ta journée pendant lesquelles t’auras le droit de bader. Mets un réveil si ça peut te faire plaisir. Le reste du temps, quand ta pensée parasite vient taper à la porte de ta conscience, dis-lui d’aller se faire enculer et de revenir au moment où t’as rendez-vous avec elle. T’inquiète, au bout d’un moment, elle finira par comprendre, et toi aussi.

Bonus : Ce qui ne fonctionne pas

  • Appeler un ami pour lui raconter tes misères : c’est le « catharsis effect »  déjà évoqué. On t’a dit que raconter tes soucis (chez un psy par exemple) ça t’aidait à sortir la merde de ta cage thoracique, donc de ton cerveau. Sauf que c’est faux. Plus tu passes du temps à radoter et ruminer tes emmerdes auprès de quelqu’un qui ne peut pas les régler à ta place, plus elles prendront de place dans ta vie. C’est pas putain de logique, ça ? Et tu vas me dire, pourquoi pas en parler mais l’écrire, ça on a le droit, fakir de merde ? Pasque l’écrire, ça demande une coordination de tes membres, pas une simple diarrhée verbale sortie direct de ton cerveau reptilien. L’écriture n’est pas un art pour rien, si la parole en était un, ça se saurait depuis des lustres. Alors ferme-là. Pour de vrai.
  • Marcher  (en ville) : ça te fera du bien c’est sûr, mais vlà le bad quand tu refermes la porte de chez toi et que tous tes problèmes te sautent à la gorge joyeusement. Surtout que là t’as vu que dehors yavait plein de gens heureux qui se prennent pas la tête, et que toi si. Tu vas te comparer à eux et amplifier ton problème. Et marcher en rase campagne, sur la plage ? Super, mais ton 15m2 hors de prix, ta femme super relou, ou ta solitude insupportable t’attendront quand même à ton retour. Donc attention au retour de boomerang.
  • Fumer un gros bédo : c’est connu, la marie-jeanne, ça te rend encore plus dépressif. S’il faut choisir, choisis une bonne grosse biture à la bière (la bière est un anti dépresseur naturel, alors que la THC est un décontractant musculaire). Le bédo est tout de même préconisé si ta crise concerne une envie de meurtre soudaine : tu auras beau chercher, on n’a jamais vu un mec buter quelqu’un « sous l’emprise du cannabis », mais toujours « bourré » ou « défoncé à la coke ». Ils le disent pas pareil dans les journaux, mais tu vois le truc.
  • Mater un film : la distraction c’est bien, mais elle ne doit pas être subie. Pasque tu vois, à la fin du film, quand l’écran redevient noir, tes pensées en feront de même. Un film c’est une petite pause dans ton merdier mais certainement pas une solution. C’est à toi d’agir, pas à Scorcese.
  • Chialer : Déjà, chialer, c’est pour les lopettes. Non, je rigole. Si tu dois chialer, fais-le. Mais te morfondre en mode position fœtale en chouinant pendant des heures, ça s’appelle de l’apitoiement sur soi. Et l’apitoiement, c’est du potentiel gâché. Du temps perdu, et des idées noires qui se multiplient allègrement tel un cancer mental.
  • Manger des gâteaux : tout simplement pasque dans les gâteaux ya plein de merdes (gluten, sucre, sel, excréments de cafards) qui vont t’engluer la tronche, et te rendre dépressif. Ton corps, en cas de crise, a besoin de respirer. Un kiwi, wi, un paquet de Pepito, non.

Allez, ça va passer ! Demain sera un autre jour (petite phrase de conclusion qui te donne envie de me foutre une claque direct, hihi.)

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