[CLE10] Sortir du cauchemar en 5 points8 min read

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éveil

Ta vie, c’est de la merde ? Une infinie constante de déceptions, de trahisons, de jugements et de colère ? Un indien très zen a la solusse pour toi en 5 étapes faciles, pour transformer ta vie en un rêve de douceur et de détachement.

Warning : ces 5 préceptes se complémentent, voire s’incluent les uns les autres. Tu peux donc tout aussi bien décider d’appliquer les 5 en même temps, ou de n’en choisir qu’un et de t’acharner dessus pendant des mois, jusqu’à ce que tu l’aies suffisamment dans le cabochon pour kiffer la vaïbz correctement avant de passer à un nouveau. Et pas forcément dans l’ordre!

1- Que ta parole soit impeccable

Attends, je te dis pas de devenir une bigote bien-pensante de bas étage. Si ton mec s’habille comme un clown et que tu le penses vraiment, t’as le droit de le lui dire. Mais si c’est ton pote qui t’a dit ça sur ton mec, et que tu ne fais que bêtement redire et repenser ce qui ne vient pas directement de toi pour chercher la validation externe, oublie. Bref, ne dis que ce que tu penses vraiment. Et avant d’ouvrir ta grande gueule, passe toujours les choses au microscope (pas en vrai, débilos). Alors ok, aujourd’hui, t’as envie de lâcher à ton mec qu’il s’habille comme un clown. Mais avant, pose-toi la question : ça serait pas ça qui t’aurait partiellement fait craquer chez lui, à votre rencontre ? Et puis, c’est si grave que ça qu’il porte des fringues fluo depuis ses 15 ans et qu’il en aie 42 ? Et puis, t’es sûre que tu kifferais s’il se mettait à porter que de l’uni sombre ? Et puis, c’est pas juste que t’as trop maté la télé et du coup t’as un peu mal aux yeux ?

Analyse sémantique : Par « impeccable », Ruiz n’entend donc pas que tu ne dois dire que du bien tout le temps, mais juste que ce que tu dis doit être en parfait accord avec ta vérité propre. « Parole », c’est tout ce que tu dis. Ça peut être une critique, la réponse à une invitation, une promesse ; TOUT. Et si tu peux même appliquer ça à la ptite voix qui te parle dans ta tête, c’est le topitop. Si tu t’en veux pour un truc, assure-toi que ce truc est justifié avant de te flageller mentalement.

2- Ne prends rien personnellement

Non, météo France ne t’envoie pas de la pluie pour te faire chier. Non, le fisc n’en a pas après toi sous forme de conspiration pasque t’es trop rebelle. Non, ce connard qui t’a violée ne l’a pas fait pour te faire du mal à toi : t’étais juste un objet. Bref, arrête de te prendre pour le centre du monde. On t’a très tôt habitué à t’identifier à un nom, à une nationalité (on te l’a même fait passer pour un « droit » alors que c’est une servitude étatique mode contrôle des masses / féodalité contemporaine, gars), voire à une couleur de peau. Il te faut désormais comprendre que tout ceci est une grosse cagade qui n’a rien à voir avec toi. Te mettre tout seul dans une case pré-définie, accepter sans conditions d’avoir tel ou tel trait de personnalité juste pasque tes parents te bassinent avec depuis ton enfance, ne peut te faire que du mal en t’enfermant dans un cauchemar de contraintes égotistes fort dangereuses. Exemple concret : t’es blanc comme un cul mais tu te fais contrôler par les flics : tu vas direct t’identifier à un « mec louche » voire « un black ou un hippie », et vas t’en retrouver ulcéré, perdu dans une incompréhension malsaine, voire une résistance mâtinée paranoïaque. Alors que très certainement, le pauv’ flic avait du temps à perdre, ou un quota à remplir dans la journée, ou te trouvait juste mignon.

Analyse sémantique : par « personnellement », Ruiz entend ton moi construit culturellement, donc. Quand tu comprends que tu n’es qu’un médium à énergie, tu n’as plus à te cacher derrière ton ego pour chercher une quelconque protection : tu es libre d’être ce que tu veux, hors des contraintes physiques. La meuf qui t’insulte sans raison apparente, t’insulte car ELLE a un problème avec tes caractéristiques apparentes; pas toi. Tu vois la différence ?

3- Ne fais pas de suppositions

Ton mec ne t’a pas regardé dans les yeux pendant votre dernière session sesk ? Il ne t’aime pas et en baise une autre derrière ton dos, c’est clair. Ta boss ne t’a pas filé ta promotion tant attendue ? Tu n’es qu’une merde, c’est clair. En vrai, les raisons de pourquoi les gens font ci ou ça sont infiniment subtiles et complexes, donc mon conseil : même pas tu testes. N’essaie pas de comprendre, surtout pas sans en référer au préalable aux principaux intéressés ; t’as un doute sur quelqu’un ? Pose-lui franchement la question, en le regardant dans les yeux (au besoin, jette un œil sur le tuto pour spotter les mensonges). Et même là, prend sa réponse avec des pincettes. Aussi, ne fais pas de prédictions catastrophistes à la con. Tu n’as AUCUNE idée de ce que le futur a en stock pour toi, alors ferme-là deux minutes et enjoy the ride. Le fait de faire des suppositions s’explique par un besoin qu’a ton ego de tout contrôler, et le besoin de contrôle vient de ?…. la peur, bravo Micheline. L’inconnu étant ce qui te fait le plus flipper ta race, tu préfères rester dans ta ptite parano de flipette au lieu d’exposer l’inconnu à la lumière, alors que c’est la seule solusse pour sortir ton doute de l’ombre.

Analyse sémantique : par « supposition », Ruiz entend tout ce qui est de l’ordre du non-dit et de l’interprétation à priori des choses. Bref, prends tes couilles dans tes mains et ose décoder ce qui se cache derrière tel ou tel comportement ou événement. T’auras peut-être une vraie raison de bader, mais au moins elle sera réelle et officielle, et tu pourras bosser dessus en connaissance de cause.

4- Fais toujours de ton mieux

Dans notre société de sur-productivité maladive, on te pousse déjà à faire de ton mieux, voire plus plus plus, sinon t’es qu’une merde. Ce point-là peut donc être extrêmement mal interprété, donc faut y aller mollo. Passons direct à l’analyse.

Analyse sémantique : « mieux » est un adverbe, et le comparatif supérieur de « bien », donc réfère-toi à cette base. Fais bien. C.a.d, fais pas nawak sans réfléchir. Prends ton temps, planifie, vois ce qui est possible ou pas, et ensuite, et seulement ensuite, fonce. « Mieux », c’est le top du top sur ta shopping-list. Bref, vise la lune pour atterrir dans les étoiles. Car force est de constater que tu n’atteindras certainement pas la lune en un coup. Mais c’est pas grave, car comme on dit, l’important, c’est de participer. Par « faire de ton mieux », Ruiz entend que tu dois poser tes limites personnelles et t’en servir comme cadre absolu, dans lequel tu y vas à donf les ballons. N’oublie jamais que c’est de TON mieux dont on parle, pas celui du voisin. Le prérequis pour appliquer ce précepte est donc le fameux « connais toi toi-même ». Respecte tes valeurs avant tout. Par exemple, accepter la sodomie le deuxième soir sous prétexte que tu dois faire de ton mieux pour garder ce mec, c’est pas bon. Jdis ça jdis rien.

5- Sois sceptique, mais apprend à écouter

C’est le cinquième accord écrit par Ruiz et son fiston en 2010, et qui, à mon sens, déchire sa maman grave. Pourquoi ? Pasque ça reprend tout simplement les paroles du Bouddha : « doutez de tout, surtout de ce que je vais vous dire ». Ce point est putain de crucial pour sortir ton nez de ton rectum égotiste, car Ruiz va plus loin : il faut douter de tout, surtout de soi-même. Ça te rappelle pas mon premier article, ça ? Quand tu penses « sceptique », soit tu vis à la cambrousse et tu penses « fosse » (lol), soit tu vois un barbu philosophe qui te regarde d’un œil dubitatif alors que tu énonces ta grande vérité interstellaire. Le sceptique, c’est Saint Thomas, quoi. Mieux, le sceptique, c’est celui qui chie sur Saint Thomas, car il sait que Saint Thomas n’est qu’un mec à la con avec ses hallucinations propres, comme tout le monde, quoi.

Analyse sémantique : par « sceptique mais écoute », Ruiz entend que tu dois douter de tout, tout en te nourrissant de tout, même de toutes les merdes qui passent, qu’elles soient proches ou lointaines de tes idéologies de base (celles qu’on t’a mises dans le gosier de force ou que t’as calculées par peur face à une situation traumatisante). En pratique: ne clique pas que sur les liens de ta première page Googl. Fais un condensé résumatoire d’au moins 10 sites différents avant de te faire une opinion. Je sais, ça prend du temps. Mais accepter la parole d’une seule personne est foutrement dangereux. A contrario, plus tu varies tes sources, plus tu seras libre, et plus le sens commun t’apparaîtra clairement, sans en passer par les lois restrictives du normalisme de merde.

Résumé en image: 5-accords-tolteques

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