[CLE21] Arrêter de bailler: 4 principes de basePrend 6 minutes de ta life à lire

Ton corps, ton cerveau, ton coeur laguent? Voici les astuces pour passer en mode sans échec.

Hacke ton cerveau

Cette jolie bêbête qui bouffe 20% de ton énergie vitale sert à plein de trucs, mais surtout à la digestion de tout ce qui t’arrive dans la tronche (stimuli). L’astuce, c’est de connaître les combos gagnants niveau réponse immunitaire à ces nombreux stimuli:
1- Se battre contre un truc qui semble être une menace => fatigue
2- Se battre pour atteindre/réaliser un truc => énergie
3- Essayer d’être le meilleur dans un domaine => fatigue
4- Essayer de t’améliorer => énergie

D’après Hume mais pas que, t’as carrément 2 cerveaux distincts (rien à voir avec ta schizophrénie rampante, quoi que?):
A- Un qui est au taquet: il fait des conclusions rapides , mais se plante souvent. il est lié au corps et forme des impressions (ton feeling quoi): c’est le cerveau émotionnel
B- Un qui est mou du g’nou mais plus méthodique et rationnel, il est lié à l’esprit. C’est lui qui forme les sentiments (quand tu mets des mots sur ce que tu ressens): c’est le cerveau conscient.

Ça, c’est la base.

Le mode sans échec sera, dans ce cas, enclenché dès que tu te mets à faire des trucs qui n’impliquent pas de lutter contre un problème qui t’assaille. Juste fais des trucs. N’importe quel truc. Un truc différent. Un truc pour le mieux. Mais faire, et ne pas glander. Motive-toi, grosse.

Laisse pisser

Ce principe découle en tout point de celui du dessus tavu: rien ne sert de te battre contre des moulins à vent. Et par moulins à vent j’entends: à peu près tout ce que tu es, ce que tu as été, et ce que tu seras. Je te le répète trop je sais, mais l’expression « ici bas » est pas faite (que) pour les chiens: rien ici n’a d’importance, qu’il y ait un « là haut » ou pas n’y change rien, d’ailleurs.

Sachant ça, tu peux souffler deux minutes steuplé? Je le sens d’ici ton plexus tout comprimé, ça me stresse, lol. Oui je sais, si tu te laisses aller, tu risques de t’écrouler carrément. Eh bah écoute ma poule, écroule-toi! Déjà, on a beau être en plein réchauffement climatique/fin du monde, on en reste pas moins en automne: c’est donc normal que ton métabolisme ralentisse et que tu soies moins péchu.e. Donc commence par calmer ta joie.

Ensuite, tu peux toujours essayer de tortiller du cul pour chier droit (quelle belle expression désuète n’est-il point?) tu ne feras que te fatiguer pour rien. Le caca sort, quoi qu’il arrive. Donc, si tu t’écroules, c’est qu’il y a une bonne raison et rien ne sert de lutter contre: laisse passer la tempête. C’est ce que Padovani appelle l’effondrement salutaire: quand la vie te dit d’aller te faire enculer, achète de la vaseline. C’est un conseil de bon aloi.

De manière encore plus générale, je te renvoie au principe du Wu Wei, qui contrairement à ce que son nom n’indique pas car tu parles pas chinois, à un rapport au vide et au laisser-faire. Le vide, c’est un vecteur d’information, n’oublie pas. Donc vive le vide (à dire 10 fois très vite).

Reboote la machine

Toujours d’après Padovani, tu es bourré.e de croyances limitantes de merde qui te polluent le ciboulot: « je suis pas assez beau », « j’ai raté ma vie », « ya un truc qui cloche chez moi », ça te cause? Bon. Déjà, commence par accepter d’avoir ces pensées. C’est la base de la mindfulness. Accepter ta médiocrité t’aidera à accepter ton génie aussi.

Ensuite, rappelle-toi que tout est miroir: le jugement que tu as sur toi, en fait tu le portes sur une autre personne, au fond. Et vice versa. Tes émotions aussi sont inversées: dans un couple codépendant par exemple, tu en as souvent un qui gueule et l’autre qui chiale. En fait, celui qui gueule le fait pour pas avoir à chialer (mais il en a grave envie, donc il va sortir avec quelqu’un qui chiale. Une sorte de chialage par procuration, stu veux.) Bref, ta fatigue cache peut-être bien une colère, une tristesse ou autre. Mélange donc pas tout et surtout, ne réagis pas à tes émotions. Sinon, relis le 1er paragraphe.

J’ai envie de continuer à te gaver avec des conseils à la con, du style:

* Fais le tri dans tes valeurs
* Éloigne-toi des gens toxiques
* Essaie de reconnaître tes sensations
Et bla et bla et bla.

Le truc c’est que si tu lis ça, t’es crevé.e.
Mais l’es-tu vraiment? ou bien tu te racontes un putain de bobard pour protéger ton ego et ne pas avoir à bouger ton fion?

Moi je soupçonne que ta fatigue n’existe pas (aucune n’existe), c’est encore une belle histoire à la mords-moi le noeud.

Arrête de te la raconter

Ce paragraphe vient en totale opposition avec d’autres ici, c’est ça qu’est booooon. Scoop! En fait, plus tu vas chercher à t’améliorer ou à savoir qui ou ce que tu es, plus tu vas renforcer ton ego. Et des recherches très sérieuses ont montré que l’ego utilise 95% de ton énergie vitale (je rigole, ya pas d’études là dessus, mais mon feeling me dit que le chiffre est assez réaliste).

Boris Cyrulnik t’explique que la façon dont tu te racontes, et particulièrement tes traumas, bah en fait c’est ça qui te rend traumatisé.e. Pas que l’acte lui-même mais le fait de le poser verbalement trop tôt, ou à de trop nombreuses reprises. Pourquoi? Paske ce qui n’était qu’un événement passé (donc qui n’existe pas réellement) et sensoriel (le doigt de Tatie Lucette dans ton rectum) va devenir tour à tour représentation (avec le cerveau B rationnel qui se rappelle /enjolive/invente le décor, les couleurs, ce qu’elle a dit) puis système cognitif biaisé dans ton cerveau (c’est là que tu développes soit une phobie soit un fétichisme des doigts et/ou des tatas). Sympa ta vie, j’adorerais être toi, vraiment. Tiens, une corde.

Bref tout ça c’est juste un récit, une histoire, un truc fantasmagorique qui va te fermer aux stimuli présents là de suite en te créant des œillères et filtrer le réel. Ce qui est sûr, c’est que tu ne peux pas évoluer sereinement quand tu es traumatisé.e, car la fonction exécutive de ton cerveau est bloquée par le stress et tu te retrouves dans une spirale infinie de réponse à un fake danger alors kia rien de dangereux là de suite. Oublie qui tu es et crois être.

Le mode sans échec s’active en restant là, dans l’instant, nulle part ailleurs.

Je laisse pour finir la parole au maître:


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