[TEST 6] C’est quoi ton problème?15 min read

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Nan, sérieux, c’est quoi? On en a tous un, alors viens donc vérifier quel est le tien. En bonus, je te file les solutions pour régler tout ça.

A- Le matin, au réveil :

  1. Le plus souvent, t’as cauchemardé, ou tu te réveilles avec une crampe ou autre douleur. Et dans les pires jours, tu chiales direct, à cause du cauchemar. Ou de la crampe. Ou des deux. Youpi !
  2. T’as de suite une boule au ventre, et dès potron-minet, tu as une sorte de diarrhée qui te tord le bide. Miam !
  3. Tu bailles dix-sept fois d’affilée, en checkant ton phone régulièrement. A peine sorti du sommeil que t’es déjà crevé. Pfiou !

B- Sous la douche :

  1. Boaf, une douche ? Se laver viteuf au lavabo, c’est déjà pas mal ; et pas forcément tous les jours non plus, si?
  2. C’est vigoureux, ça réveille, une douche ! Tu frottes bien partout sans oublier un endroit, et surtout, ça se fait dans l’ordre, avec après-shampoing et tout le barda. C’est qu’il faudrait pas sentir mauvais, ou même sentir tout court.
  3. Aaaah, la douche, cette douce pluie régulière et chaude sous laquelle tu te rendors durant deux heures. Tu serais prêt à te savonner deux-trois fois à chaque fois pour gratter un peu de temps et ne jamais en sortir.

C- Après l’amour :

  1. C’est la déprime post-coïtale. Tu te sens vide, parfois tu te demandes même pour quelle raison obscure tu t’agites comme ça. Soit tu penses instinctivement à ton ex, soit tu pleures sans raison vraiment, juste pasque tu te sens seul, au fond.
  2. Bon, ça, c’est fait. Tu t’allumes une clope et checkes tes mails, car ça a quand même duré une demi heure cette connerie.
  3. C’est que ça crève, ces trucs-là ! Allez, au dodo. Le repos du guerrier, en somme. Dodo, repos, somme: lol.

D- Au supermarché :

  1. Tu t’accroches à ta liste sévèrement et évites les regards des gens, sinon tu te mets à te comparer à eux : est-ce que mon caddie fait pas trop cassos’ ? Est-ce que si je rajoute un légume qui pourrira dans le frigo j’aurai l’air intello ? Elle est grave plus belle que moi la meuf derrière moi, j’aurais du me maquiller, putain je ressemble à rien.
  2. Tu masterizes les courses comme une pro : tu vas vite, tu sais de tête ce que tu dois prendre, tu choisis la meilleure file grâce à ton flair hors-pair, bref, t’as pas peur. C’est juste des courses, quoi.
  3. Tu zones devant chaque rayon sans réussir à choisir ta lessive, et au final, tu te rends comptes à la maison que t’as zappé la moitié des trucs pour lesquels t’étais venu à la base.

E- Devant l’écran :

  1. Tu avales surtout les infos, sur toutes les chaînes et sites possibles, pour comparer et voir si on te dit bien la vérité sur cette guerre obscure qui soulève un pays obscur peuplé de gens à la culture obscure. Et ça te met salement en pétard.
  2. T’as pas trop le temps mais mets un point d’honneur à répondre aux 43 emails semainiers que tu reçois. Pas le temps de zoner donc, ni de mater les tofs du nouveau-né de ton meilleur ami. C’est moche les bébés, de toutes manières. Bon ok, tu t’octroies bien un petit Koh Lanta au ptit dej le dimanche, mais pas plus.
  3. Tu checkes tes réseaux sociaux hyper régulièrement et likes plein de trucs, même les vidéos de lapins tapant l’amitié avec des hérissons mutants d’Amazonie orientale. Ce faisant, tu downloades tout plein de séries, et trouves de la nouvelle zic chaque jour à écouter en boucle.

F- En famille :

  1. Tu jalouses leurs succès tout en badant à l’idée même qu’il puisse leur arriver le moindre truc car tu t’en sentirais responsable. Un poil paradoxal.
  2. Tu es contente de faire du social hein, mais « c’est pas l’trou, le tampax vite, faut qu’vous lèche », as-tu envie de leur dire au bout d’une heure.
  3. Tu les vois si peu que lorsque ça arrive, tu régresses totalement, et fantasmes sur le fait de pourvoir réintégrer le ventre de maman ou les burnes de papa, au choix. Ils sont super, tu n’arriveras jamais à leur cheville.

G- En vacances :

  1. T’as déjà mis tellement d’énergie à te convaincre de bouger ton cul que quand t’arrives, t’es morte de fatigue et zappes la moitié des trucs que tu prévoyais de faire. Mais bon, tu te seras au moins reposée.
  2. Tu as un planning serré alors ça rigole pas : une ville différente par jour, dix musées à visiter, et dix-sept anciens potes à revoir en passant. Il te faut plus de temps à récupérer de tes vacances que de ta semaine de taf, au final.
  3. Tu pars tellement peu souvent que quand ça arrive, tu reviens transformé, avec cette impression magique que tout est beau et possible et nouveau et… ça retombe comme un soufflet en quelques heures.

H- Ta bouffe :

  1. Tu la bouffes un peu n’importe quand, si ton ventre crie famine ou que tu es au bord du malaise vagal ; et souvent, debout ou pendant que tu prépares. Le grignotage de nuit est ton ami pour rattraper.
  2. T’as tout le temps faim, donc pour éviter de grignoter, tu fais religieusement trois grosses bouffes par jour avec le plus de variété dedans possible. Le restau est ton ami car il te fait gagner un temps précieux.
  3. N’ayant généralement pas besoin de beaucoup bouffer, tu te prépares deux ptits encas par jour, parfois des plats préparés, par flemme.

I- Après une longue journée :

  1. Tu mets une heure à redescendre, et souvent à l’aide d’alcool, beuh ou télé (ou les trois).
  2. T’as encore deux-trois trucs à faire avant d’aller prendre ta douche, donc tu les fais. En gros, tu te dis que tu te reposeras quand tu seras mort.
  3. C’est soit sport, soit yoga, soit méditation. Soit les trois. tout en checkant facebook entre chaque truc.

J- Au dodo :

  1. Le dodo, c’est un peu la punition, alors ça arrive souvent que tu t’endormes sur le canapé. Mais si t’es assez défoncé, c’est possible d’aller au lit lorsque ton heure est venue (vers 2h du mat pile poil sinon après c’est abusé).
  2. Enfin le repos du guerrier! Putain, quelle journée, hein? Tu as bien mérité de mettre ton masque occultant, ta crème de nuit, ta nuisette en soie et t’écrouler dans ton lit moelleux… pour 5h de sommeil, car tu as mis ton réveil hyper tôt pour bosser un peu plus.
  3. T’es limite narco, puisque tout le temps crevé. Donc deux paragraphes d’un bouquin, une branlette, et bye bye l’ami.

Verdict :

Majorité de 1 : TON PASSE TE HANTE

Y’a bien un truc ou deux, ou trois, que t’as franchement pas digéré. Du coup, dans ton présent, tu fais confiance à personne, vraiment. Et surtout, tu juges et te compares tout le temps aux autres histoire de te rassurer sur le fait que tu as fait tout ce que tu pouvais (le syndrome du bon ptit cheval vaillant) et que si tu déprimes chroniquement ce jour, c’est pas de ta faute. D’ailleurs, tu pleures dès qu’on émet une critique à ton encontre. Tu sais bien que tu as des défauts, mais faut pas y toucher, car tu trouves ton équilibre comme tu peux et c’est déjà pas facile. Ton kiff, c’est le catastrophisme, et les causes/effets, ta phrase fétiche étant « oui, mais si il arrive si ou ça, alors comment je fais, moi ? » Il te faut donc une moyenne de 725 jours pour te décider à partir en vacances, et en attendant, tu estimes que tes proches devraient limite tout planifier à ta place et anticiper tes besoins d’affection sans que tu leur en fasses part ; et comme bien entendu ce sont de sales égoïstes qui ne comprennent rien à ta profonde peine (laquelle, on sait pas trop), ils ne font rien pour t’aider vraiment, et ça te fait retomber dans ta mélancolie de merde. Tu te sais pris dans un marasme de valeurs archaïques refourguées par la société mais n’arrives pas à briser tes chaînes et à faire TA vie. Donc, tu vis par procuration et tentes de te rendre utile au maximum, même quand on ne te le demande pas.

la vie est dure

Solutions : ACCEPTE TES ECHECS

Tes grandes blessures et traumas ne sont que des excuses pour t’enfermer à l’intérieur de toi-même et bader à l’envi, ma poulette. Tu dois impérativement te rendre compte que ta vie n’est pas si pourrie, en tout cas, pas ton présent. Pour ce faire : écris ta biographie. Ça te permettra de faire sortir tes vieux démons, et une fois hors de ton disque dur, tu auras de la mémoire vive de libre pour voir qu’il s’est aussi passé des tas de trucs chouettes, et que l’avenir est peut-être bien brillant, même s’il ne te restait que trois mois à vivre. Arrête de te focaliser sur tes bobos, sur ton régime que tu ne suis jamais, coupe tes écrans, accepte le silence. Ce faisant, tu vas chialer, oh ça oui, mais au moins tu auras une vision plus claire de ce qui te blesse. C’est ton ex ? Rappelle-le. Il est mort ? relis vos lettres d’amour. Tu es et as été aimée, quoi que tu en dises. Arrête aussi te cracher tes emmerdes du quotidien à la gueule des gens : c’est le catharsis myth. Tes emmerdes, c’est TES emmerdes, et tout le monde en a. Relis Sartre pour comprendre que tu es responsable de ta vie. Écris une lettre d’excuse à quelqu’un à qui tu as fait du mal (si si jte jure, yen a qui attendent). Danse comme une conne dans ton salon, tous volets fermés si t’as peur qu’on te voie. Dernier conseil : dis OUI. Etablis un « yes day », un jour de la semaine ou tu diras oui à n’importe quelle proposition qu’on te fera, sans réfléchir. Le reste du temps, vis TA vie, et arrête de te comparer aux autres, car ils ne sont pas toi, et ne t’apporteront pas le bonheur tant attendu.

 

Majorité de 2 : TON PRESENT TE HANTE

Tu ne sais plus où donner de la tête, mais en même temps, ça te dérange pas du tout car ça te donne de l’importance, et vu que tu t’ennuies facilement, il te faut toujours un truc à faire pour combler le silence. D’ailleurs, tu n’arrêtes pas de parler, le plus souvent pour raconter à quel point t’es surbookée. Tu es perfectionniste, control-freak et as un gros besoin de sécurité et de stabilité. A toi le mariage, le crédit maison et le CDI si tu peux. Tu es certaine de ta supériorité car toi au moins, tu te bouges le cul, et estimes faire partie de l’élite intellectuelle car ton cerveau est constamment en fonction. En vrai, tu pédales dans la semoule, cocotte. Tu as un immense cercle d’amis qui change très souvent, au point d’oublier qui sont les gens qui tiennent vraiment à toi et les faire fuir. Mais tu t’en branles, car bien qu’hypersensible, tu as un cruel manque d’empathie réelle pour autrui en général, car tu ne supportes pas la faiblesse des autres de peur qu’elle te contamine. Tu te résous donc à être une épicurienne acharnée et veux profiter à deux mille pourcent de la life, quitte à exploser en vol.

Solution : ACCEPTE TA SOLITUDE

Un bref rappel : on naît seul, et on meurt seul. En plus, t’es seul dans ton corps, t’auras beau tortiller du cul pour chier droit, ça sera toujours comme ça sauf si tu portes un enfant, et même ça, c’est très bref. C’est quand la dernière fois que tu es partie seule en vacances ? Que t’as dit non à une sortie ? Que t’as regardé un truc beau pendant de longues minutes ? Tu n’es pas un Iphone : arrête de vendre ton image constamment. Tu devrais plutôt commencer à devenir un esthète. Cette phrase est pour toi bébé : « il n’y a pas de temps pour se presser ». t’es pas un citron, bordel. Marche doucement. Mâche doucement. Ressens les gouttes d’eau sous la douche, au lieu de calculer à la seconde près le temps de pause de ton masque capillaire. Reconnecte-toi à ton corps et n’attend pas d’être malade pour t’en occuper. Et surtout : arrête de péter plus haut que ton cul. Non, tu ne changeras pas le monde durant ta brève existence. Tu veux la vraie définition du burnout ? C’est un « désengagement chronique + un épuisement + du cynisme + de l’inefficacité ». Ça te parle pas ? T’es sur ? A quoi te servent tous ces clashs que tu provoques juste pour finir par avoir le dernier mot ? A quoi ça te sert de continuer à inviter tes exs à tes soirées juste pour passer pour quelqu’un d’ouvert ? Cherche les vraies intentions derrière tes actions. Et surtout : accepte l’idée que tu vas mourir, et que c’est pas pour ça qu’il faut faire un milliard de trucs par jour. Ça, c’est de l’évitement, pas du courage. Calme-toi de suite. Par exemple, fais plusieurs fois par jour la respiration en 4-7-8 : respire à fond durant 4 secondes, maintiens ton souffle 7 secondes, et expire pendant 8 secondes. Ça va pas mieux, là, déjà ?

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Majorité de 3 : TON FUTUR TE HANTE

Underachiever neurasthénique et alexithymique, tu survoles tes relations sans jamais t’engager vraiment, car l’herbe est toujours plus verte ailleurs, penses-tu. Tu as bien une grande passion qui te bouffe, et tu bases toute ta vie sur cette dernière car elle te donne la stabilité que tu n’as pas dans les autres domaines de ta vie. Souvent, tu n’en feras pas ton métier, car tu as une trouille bleue de la réussite, bien cachée sous forme de peur de l’échec. Tu n’as pas peur de la mort et essaies autant que faire se peut que ta vie soit un long fleuve tranquille, en confondant besoins et envies. Tu dis ne pas avoir peur de rester seul, mais quand tu le fais, c’est défoncé à quelque chose. Tu prends soin de ton corps et dors beaucoup, beaucoup, souvent pour simplement passer le temps ou dans l’espoir de faire un rêve qui te fasse un peu voyager. Tu n’as pas non plus peur du changement, mais ça a pour effet pervers de te rendre plutôt instable, quoi que fidèle à tes proches que tu supportes plus que tu ne les kiffes. Généralement assez blasé de tout, tu n’attends rien de spécial de la vie et survis au jour le jour en te distrayant.

SOLUTIONS : ACCEPTE TA VALEUR

Tu te souviens de ce que disait le bon vieux Earl ? Tu n’iras nulle part sans un objectif. Et pour ça, tu dois savoir ce que tu veux. Commence par arrêter d’enchaîner les exs, de vivre caché (ta passion est souvent très solitaire), et aussi de prendre des gens comme modèles de perfection tout le temps. Les modèles c’est bien, mais c’est juste une base, tu as ta propre créativité à explorer. Au lieu de consommer (beuh, séries, sport), extériorise-toi. Tu as une colère enfouie au fond de toi, souvent dirigée vers l’un de tes parents. Mon conseil : écris-lui une lettre, à la manière de Kafka. T’es pas obligé de la lui envoyer, mais ça te fera déjà du bien. Accepte également que les choses te touchent vraiment : la vulnérabilité est la base de l’humanité. Personne ne sait ce qu’il fout ici, c’est pas une raison pour ne rien faire de sa vie. Tes blessures ne sont pas qu’une série d’anecdotes marrantes à raconter en soirée. Récupère ton innocence et ta sincérité : à trop vouloir être indulgent envers toi-même pour éviter de penser à ce qui t’a fait souffrir, tu deviens un récepteur fainéant qui ne vit que grâce aux stimuli que la vie lui envoie. Aussi, ose dire NON, et demande clairement des choses aux gens, même ceux qui d’après toi ne t’aiment pas : c’est l’effet Benjamin Franklin. Tu as une valeur créatrice, et tu as ta place ici-bas : pas besoin de rentrer les épaules et baisser les yeux tout le temps, on te voit quand même, mon biquet. La vie est belle et dangereuse et elle n’attend que toi, profites-en avant que tes années d’excès en tous genre te rattrapent.

peur réussite

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